Réfléchir c’est mal …

19 août 2010

Je dis parfois avec espièglerie que réfléchir c’est mal … laissez moi vous expliquer.

Comme la plupart de mes idées, je l’ai piochée ailleurs. Ici en l’occurrence page 13 de ce monument de BD qu’est l’ouvrage « Les nouveaux centurions – donjon crépuscule tome 105″ , dessin : KERASCOËT, scénario : SFAR et TRONDHEIM (et oui, on a les références qu’on peut). Voici donc que Marvin Rouge tente d’expliquer aux moines dragon comment voler avec les sortes de canons qu’ils ont fixé a leur poignets et intégrés dans leur nouvelles armures. (cliquez sur les images pour les voir en grand)

Ca a l’air idiot mais justement REFLECHISSONS un peu à ce que Marvin vient de dire.

  1. il a toujours volé instinctivement ou poussé par la nécessité,
  2. il n’a pas planifié, anticipé cette pratique, il l’a juste mis en oeuvre naturellement,
  3. il explique qu’il ne faut surtout pas intellectualiser cette démarche : réfléchir c’est mal.

La suite est assez édifiante et on constate ici toute la profondeur de Marvin.

Il nous explique :

  1. qu’on peut se lancer sans savoir exactement ce qui va se passer (on va décoller après on voit !),
  2. qu’il ne sert à rien de psychoter sur un éventuel échec, en cas de problème on corrige,
  3. que de toute façon si on se plante c’est pas grave, on en a vu d’autres et on est bien protégé de toute façon (là Marvin exagère un peu non ?).

En fait Marvin fait la critique du OVERTHINKING. Un peu comme Barney dans HIMYM (se moquant gentiment de Ted).

Lily: Don’t Ted-out about it.
Ted: Did you just use my name as a verb?
Barney: Oh, yeah, we do that behind your back. « Ted-out »: to overthink. See also « Ted-up ». « Ted-up »: to overthink with disastrous consequences. For example, « Billy Tedded-up when he- »
Ted: All right, I get it!

(toute mes excuses pour cette digression)

A titre professionnel, j’applique la doctrine de Marvin assez régulièrement, alors que mon éducation me pousse à faire l’inverse : avant de rédiger une rédaction on fait un plan, il faut lire le manuel avant d’assembler sa boite de légo, tourne sept fois la langue dans ta bouche avant de parler … C’est du bon sens.

Pourtant, face à des problématiques très complexes il est tout simplement impossible de planifier l’ensemble. Il est quasi certain que le résultat sera faux. (j’ai personnellement pratiqué la planification de projet à haute dose en SSII et j’étais plutot considéré comme bon dans cet exercice ; d’expérience, je peux affirmer qu’au delà de 100 jours homme la prévision est fausse, ce sont les capacités du chef de projet à cadrer le client qui assureront la tenue budgétaire du projet). Une stratégie plus efficace in-fine est de se mettre en position de démarrer le plus vite possible dans les conditions les moins mauvaises. Ainsi, quand des consultants fonctionnels me demandent jusqu’où faut-il aller dans les spécifications, je réponds : « le minimum pour que les développeurs puissent démarrer ».

Pire, anticiper tous les futurs problèmes, s’assurer qu’on sait à l’avance comment tout va se passer dans les moindres détails peut même bloquer un démarrage, l’ampleur de la tâche à venir paralysant chaque tentative. Au final, tout cet effort de prévision (étude, synthèse, note de cadrage, réunions, …) n’aura été que du temps perdu.

Démarrez !

Vu ce que m’a appris Simon Sinek (quoi ! vous ne connaissez pas Simon Sinek), si nos actions ont un sens permettant d’atteindre un but clair, compris et accepté, il vaut mieux se fier à ses tripes et réfléchir le moins possible. Allez ! on y va.


Start with Why : How Great Leaders Inspire Everyone to Take Action

18 juillet 2010

J’ai découvert Simon Sinek via son show à TED. Si vous ne devez faire qu’une chose, jetez un coup d’oeil à sa présentation.

Simon Sinek a simplement cherché pourquoi certains réussissent à entrainer les autres, à convaincre, à inspirer. Il a trouvé une recette déconcertante de facilité : Start With Why. (okay, c’est un livre bien américain qui a tendance à simplifier pas mal, mais le message passe avec beaucoup de force). Il explique en détail sa théorie et son approche personelle de la question dans un ouvrage que j’ai trouvé sur amazon.

Simplement, dans toute explication ou définition de ce que vous faites, commencez par expliquer pourquoi (Why), comment (How) et enfin quoi (What). La plupart des gens font l’inverse.

La théorie de Start With Why a plusieurs avantages :

  • simple,
  • universelle,
  • sans contre exemple avéré : entreprendre une activité avec un sens clair du why aide fatalement a la réussite de cette activité.

Mais elle a quand même un inconvénient, il faut découvrir son Why (s’il existe). Un chapitre entier du livre est consacré à cette problématique. Pas facile quand il est expliqué précédemment que le « sens du why » se situe dans une zone de pensée du cerveau non verbale.

Autres aspects intéressants, le livre explique pas mal de phénomènes vécus par des décideurs :

  • pourquoi on « sent » bien des situations, des décisions, sans pouvoir l’expliquer : car ça colle avec votre why,
  • pourquoi on arrive facilement à gagner la confiance : car vous expliquez avec clarté le why de votre action,
  • comment rester authentique : en conformant toutes ses actions à son why.

J’écrivais précédemment que le but d’une entreprise devrait être de changer le monde (cette idée n’est pas de moi). Start With Why permet de creuser cette démarche. Si votre why ne change pas le monde, il y a peu de chances que vous rencontriez le succès.

Ce livre m’a beaucoup inspiré, je vous le recommande.

Plus d’infos sur le site dédié au livre : http://www.startwithwhy.com/


Petit aperçu des futurs locaux de PMSIpilot

10 juin 2010

Philippe nous fait profiter d’un petit aperçu des futurs locaux de notre boite (avec tout plein de couleurs !!!)

http://www.pmsipilot.org/2010/06/10/les-travaux-se-terminent/

logo au plafond !!


Symfony chez PMSIpilot

23 avril 2010

Un petit retour sur comment nous utilisons symfony chez PMSIpilot. Commentaires et questions bienvenus !

ps : au delà des trucs de geek, ce qui est sympa à la technique chez PMSIpilot, c’est l’ambiance et la qualité des collaborateurs côtoyés ; croyez moi, c’est pas partout comme ça.


Google ajoute le dessin dans sa suite bureautique en ligne

13 avril 2010

Je viens de découvrir que Google Drawing était disponible dans Google Apps !

Pour vous montrer, voici une magnifique réalisation personnelle :

L’outil est assez simple mais le fait qu’il soit nativement collaboratif en fait immédiatement un must use !

… sont fort chez Google ! …